vendredi 6 novembre 2015

L’art (compliqué) de la drague en courant




Pas toujours simple d’être femme au sein de pelotons majoritairement masculins. Runners.fr passe en revue les différents types de comportements que les femmes ont toutes, au moins une fois, rencontrées lors de leurs runs. Certains vont en prendre pour leur grade…

Le dragueur franc

Sa philosophie ? Droit au but. Il ne doute de rien ! Encore tout ruisselant, il engage la conversation dès le stand de ravitaillement d’après course et vous propose une bière de récup ou une séance de décrassage avec lui le lendemain.
Face à une attitude aussi directe, il est inutile de tourner autour du pot. Présentez lui votre compagnon. Déclinez fermement son invitation ou suggérez lui de revenir à la charge après une bonne douche !

Le dragueur subtil

Il n’ose pas engager la conversation le jour de la course mais prend soin de chercher votre nom dans le classement pour mieux vous contacter via les réseaux sociaux. Dans la foulée, il vous propose un footing en faisant remarquer qu’il s’entraîne toujours seul.
Face aux timides, répondre poliment et sans ambigüité. Dites que vous acceptez l’idée d’avoir un nouveau camarade d’entraînement mais proposez-lui une sortie en groupe. S’il vous plait, vous apprendrez ainsi à le découvrir discrètement au cœur d’un peloton.

Le macho

L’idée qu’une femme puisse être plus rapide que lui est insupportable à ce runner forcément convaincu d’être le meilleur. Il n’hésite pas à jouer des coudes et à changer de trajectoire pour éviter que vous ayez un pas d’avance sur lui. Il se permettra aussi quelques réflexions pas toujours bienveillantes comme  « Tu es partie bien trop vite ma jolie », « Tu sais, c’est un 10km pas un 5 ».
Face à ces machos pas toujours élégants ou courtois, il est préférable de garder son calme et ses distances. Ignorez leurs réflexions et n’hésitez pas à leur donner du fil à retordre à la moindre occasion. Non mais !

Le lourdingue

Souvent décomplexé par l’ambiance un peu grivoise qui règne dans son groupe de copains, il s’autorise des réflexions vulgaires et déplacées : « Oulala ! Mais je vais rester derrière, moi. La vue est trop belle… », « Mademoiselle, mais attendez, vous m’avez oublié » !
Face à ces ‘drôles’ de phénomènes, il est toujours judicieux d’oser la petite accélération qui le laissera sans souffle et contraint de se taire pour récupérer. Ou trouvez plus simplement la formule juste qui le remettra une bonne fois pour toutes à sa place.

Le lièvre improvisé

Il part devant, façon cavalcade. Si vous le rattrapez, il propose tout haletant de vous aider à terminer la séance ou la course. Forcément, il a souvent du mal à suivre le rythme mais l’occasion d’arriver avec une féminine lui donne bonne conscience : quel homme ! Il pourra raconter à ses potes qu’il s’est sacrifié pour vous…
Face à ces faux altruistes, dire ‘merci’ poliment, mais faire comprendre que vous n’avez pas besoin d’un chaperon. Vous pouvez aussi au besoin le tester et forcer l’allure pour vérifier s’il a vraiment le don du sacrifice !

Le gentleman

Il est heureusement majoritaire dans les pelotons. Très fair-play, le gentleman sait vous encourager de manière subtile, en évitant de trop en faire. Il n’hésite pas à vous proposer un gobelet sans jamais adopter un air condescendant. Vous êtes compagnons d’efforts. Une fois la course terminée, il sera le premier à venir vous féliciter. Face à ces partenaires portés par la seule bienveillance, laissez-vous porter par les encouragements et n’oubliez pas de renvoyer l’ascenseur.

Article original sur RUNNER.FR

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire